Riviera Détente

Riviera Détente #19 – La Patcholaise

Elle est salée, et je crois d’ailleurs que c’est là, si je dis pas de bêtise, je crois que c’est là où elle est le plus salée. Tu sais pourquoi ? Parce que, en fait, pour que les glaçons puissent se former, avec le sel, les glaçons, ça peut pas se former. Donc, euh, du coup, je crois que c’est là où est l’en.. là où elle est le plus salé… l’eau est le plus salée, parce que justement, les glaçons se forment, et la densité… ‘fin, je sais pas, je continuerai une autre fois…

Raph Chinito

Un épisode smooth et varié en compagnie du Commandant Chinito, avec lequel nous évoquons le Vendée Globe virtuel et IRL et ses anecdotes cocasses, mais aussi présentons un hymne à boire pour les Rivieros. Nous parlerons aussi de nourriture, avec un droit de réponse de Floriana @flonot suite aux propos d’Henry Michel sur la cuisine italienne. Enfin, nous parlerons de nourritures pour les juifs.

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RIVIERA DÉTENTE ÉPISODE 19 – LA PATCHOLAISE

* musique *
HENRY – Alors, c’est une première dans l’histoire de Riviera Détente, j’ai effacé le fichier audio de l’intro. C’était Raphaël. Alors, ça donnait à peu près ça en fait :
* musique *
HENRY * d’une voix suave * – Riviera Détente. Avec Henry Michel. Je suis Raphaël El Chinito, en direct… oui ! En direct de la Lambda Cave.
* musique *
HENRY – Riviera Détente. Bonsoir à tous ! Le mois de décembre est là, avec son froid, sa tristesse, sa grisaille… ses petits flocons qui apparaissent sur les bords du hublot, lorsque vous survolez ce pays, hexagonal, et tellement fleuri, et tellement beau, et tellement fier, que l’on appelle… la France.
* musique *
HENRY – Et cette France, elle est pleine de… d’endroits de résistance, de joie, de bonne humeur, d’épicurisme. On vous voit ! On vous voit aimer dévorer les raclettes. On vous voit vous enthousiasmer sur Twitter pour, pour du fromage fondu ou… un bon vin, ou de bons moments entre amis. Et cette France-là, c’est la France de Riviera Détente. Bonsoir à tous ! J’ai le grand plaisir ce soir d’être avec un peu l’avenir de la marine française.
* musique *
HENRY – Et cet avenir, il est né dans… dans les petites ruelles de Pékin.
* rires *
HENRY – Il a… Le soleil se levait plus tôt pour lui que pour nous. Il s’appelle Raphaël El Chinito Zeitoun, que l’on accueille aujourd’hui. Bravo !
* applaudissements *
RAPHAËL – Bravo.
HENRY – Bravo Raphaël, bravo ! Ça va ou quoi ?
RAPHAËL – Ouais !
HENRY – Ça fait longtemps qu’on s’est pas vu !
RAPHAËL – Ça fait un bail !
HENRY – La dernière fois c’était compliqué pour toi hein !?
RAPHAËL – Ouais. C’était compliqué ouais. Bin, ouais.
HENRY – C’était pour l’épisode des Fesses des Chattes…
RAPHAËL – Où Patrick Patrick et Marie avaient dansé sur mon corps inerte.
* rires *
HENRY – Où Patrick et Marie avaient dansé sur ton corps inerte, où y a eu des petits soucis euh… des petits soucis pendant la soirée de… d’accompagnement… d’accompagnement. Et euh, oui, c’était un épisode compliqué, c’était l’été hein, on était en roue libre hein, c’était la programmation estivale, on a fait, on a enchaîné un Spécial Japon, une Fesses des Chattes, c’était… c’était très bien. Eh bien je suis très content de te voir, Raphaël.
RAPHAËL – Je suis ravi de…
HENRY – De retour dans…
RAPHAËL – Ouais ! Je suis ravi de vous retrouver aussi tous, et de…
HENRY – T’es vraiment ravi, ou tu dis ça… pour… ?
RAPHAËL – Non, je suis vraiment… je suis vraiment content de revenir dans la Lambda Cave.
HENRY – Ça t’a manqué ?
RAPHAËL – Ah oui ! Ça me manquait, ouais.
HENRY – T’écoutes Riviera Détente ?
RAPHAËL – J’écoute Riviera Détente, oui.
HENRY – Tu as…
RAPHAËL – Je sens que tu vas me piéger là. Là, tu vas me piéger.
* rires *
HENRY – Alors. Lors de l’épisode 16…
RAPHAËL – Non !
HENRY – À 2’59’’, que répond Patrick ? Non, je fais le coup à Bertrand mais, ça va, je fais pas le coup à tout le monde. Euh, ça va. Si tu dis que tu écoutes, je te crois sur parole hein !
RAPHAËL – Ouais, ouais, ouais.
HENRY – Fais voir ton Agamemnon steuplé. Tout de suite. Là, je veux voir si, si tu l’as encore, c’est…
RAPHAËL – Là tout de suite ?
HENRY – Au niveau des membranes je voudrais faire un check tout de suite, parce que, je t’avoue que moi et les Rivieros, on a un petit doute sur euh… voir si t’es toujours un…
RAPHAËL – Soyez indulgents, attention…
HENRY – Vas-y. Vas-y.
RAPHAËL – AGAMEMNON.
HENRY – Oh il est magnifique ! Il est MAGNIFIQUE !
RAPHAËL – J’ai rien perdu.
HENRY – Alors là, il est superbe !
* rires *
HENRY – Alors, je voulais que tu viennes, pour cet épisode, on a, on est en décembre, c’est… vous… y a encore le port de Nice en décembre, ou c’est un lac gelé ?
RAPHAËL – Y a… Non, non, y a encore le port de Nice en décembre…
HENRY – L’eau ne… l’eau de mer ne gèle jamais ?
RAPHAËL – Non.
HENRY – Et en Antarctique c’est quoi, elle est pas salée ?
RAPHAËL – En Antarctique elle est pas salée ?
HENRY – Là où y a les banquises, elle est salée, l’eau ?
RAPHAËL – Elle est salée, et je crois d’ailleurs que c’est là, si je dis pas de bêtise, je crois que c’est là où elle est le plus salée. Tu sais pourquoi ? Parce que, en fait, pour que les glaçons puissent se former, avec le sel, les glaçons, ça peut pas se former.
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – Donc, euh, du coup, je crois que c’est là où est l’en.. là où elle est le plus salé… l’eau est le plus salée, parce que justement, les glaçons se forment, et la densité… ‘fin, je sais pas, je continuerai une autre fois…
HENRY – Tout de suite un petit jingle !
* rires *
* musique *
HENRY – Alors on est de retour avec euh… avec Raphaël, qui vient de nous expliquer… by the book, la formation des banquises. Donc le port de Nice, lui, ne gèle pas.
RAPHAËL – Non, non.
HENRY – Mais l’activité est réduite, quand même ?
RAPHAËL – Bin disons que, voilà, on est rentré en période d’hivernage, et en période d’hivernage, bin les bateaux, ils… on va dire qu’ils… ils hibernent, tu vois ?
HENRY – Oui. Y a des gens qui sortent un peu, quand même ?
RAPHAËL – Y a… Y a peu de gens qui sortent, les gens qui sortent, c’est les pêcheurs, les plaisanciers qui vont aller pêcher aux poissons le dimanche matin…
HENRY – Ouais. Y a plus de meufs en maillot…
RAPHAËL – Y a plus de meufs en maillot, non. Y a plus de meufs en maillot, tous les yachts et les gros yachts, ils sont tous à leur place. Ils ne bougeront plus de tout l’hiver.
HENRY – Est-ce qu’il y a des yachts avec des meufs en pull ? Col roulé. C’est-à-dire qu’il y a des jolies filles qui font « Yooouuuooouuuuuu » sur les pontons comme ça …
RAPHAËL – Non, ah non parce qu’il n’y a plus personne à qui, à qui dire bonjour hein !
* rires *
HENRY – Ah oui, c’est vrai ! Y a personne sur la jetée pour « Yooouuuuhooouuuuuu ! La jetééee ! ». Ah ouais. Donc, mais c’est triste l’ambiance alors ? Le port de Nice, l’hiver…
RAPHAËL – Bin l’hiver, ouais, ouais, y a plus trop d’activité. J’te dis hein, en fait les bateaux ils sont en hivernage, et, donc en fait, tous les équipages s’affairent à rafistoler le bateau, à faire les réparations, à…
HENRY – Mais alors faut ressortir le bateau pour enlever les petites moules sur la coque et tout ça, non ?
RAPHAËL – Non, alors ça, euh, ça, c’est un peu plus, en général…
HENRY – C’est du carénage ?
RAPHAËL – Ouais c’est ça, c’est du carénage, ça, ils le font avant la saison.
HENRY – D’accord !
RAPHAËL – Pendant l’hiver ils rafistolent tout ce qui est salle moteur, tout ce qui est intérieur, etc. etc.
HENRY – Ouais, ouais.
RAPHAËL – Et quelques semaines avant le début de la saison, début des, des charters, ils vont sortir le bateau à l’eau, ils vont refaire toute la coque sous l’eau, donc tu vois tout le carénage, donc l’anti-fouling, et ensuite le bateau sera paré…
HENRY – D’accord.
RAPHAËL – …pour affronter…
HENRY – Donc là c’est plutôt tranquille, ça travaille moins l’hiver, quand même.
RAPHAËL – On travaille autant, mais c’est plus les mêmes activités.
HENRY – D’accord.
RAPHAËL – C’est-à-dire que là, on va, on refait tous les contrats euh, tous les contrats des plaisanciers, tous les contrats des…
HENRY – Ouais, des trucs administratifs.
RAPHAËL – Voilà. C’est un peu plus administratif, ouais. Y a moins de mouvement dans le port.
HENRY – Ok. Et pour la marine française, tu continues à être instructeur ?
RAPHAËL – Je continue toujours à être instructeur…
HENRY – Ça, ça ne freine pas en hiver ?
RAPHAËL – Ça ne freine pas en hiver, au contraire ! Non, non, non, non.
HENRY – Ah les gens sont plus énervés peut-être en hiver ? Peut-être qu’ils veulent plus encore rejoindre la marine.
* rires *
RAPHAËL – Oui.
HENRY – Non ? Y a les ruptures après l’été, y a les ruptures…
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Les couples qui se brisent, et les gens qui rentrent dans la marine.
RAPHAËL – C’est ça. C’est, le summer of love est terminé, donc là, du coup…
* rires *
HENRY – Alors, y a une belle génération de nouveaux petits marins qui arrive quoi.
RAPHAËL – Eh oui ! Oui, oui.
HENRY – Bin c’est super !
RAPHAËL – Oui, oui, c’est… c’est…Ça laisse présumer du bon pour l’avenir. Oui.
HENRY – Bon. C’est bien. Et puis parallèlement alors, de l’autre côté du globe, se déroule une course qui est importante pour nous, Raphaël, c’est le Vendée Globe.
RAPHAËL – D’ailleurs, on peut dire qu’on est un peu en direct du… quoi ? Du…
HENRY – Ah bin oui, oui, ça je vais en…
* bruit de vin qu’on sert *
RAPHAËL – …en direct de l’Équateur hein !
HENRY – Il fait tellement de bruit de vin que… on dirait un faux bruitage, tu sais ? le mec qui a rajouté un fichier son, tu sais ? * bruit de vin qu’on sert *
* rires *
HENRY – Non, parce que, j’ai pas de verre, alors je bois directement dans le magnifique mug émaillé Riviera Détente. C’est incroyable.
RAPHAËL – J’avoue que ça a de la gueule hein !
HENRY – Alors oui, y a le Vendée Globe, et le Vendée Globe c’est une course mythique, et euh… et nous, une partie des Rivieros, on a fait, créé un vrai, un véritable mouvement. Alors y a eu Mai ‘68, y a eu le Printemps de Prague, y a eu euh… Black lives matter, et y a Virtual Regatta. C’est un truc de, plus de blancs, mais euh…* rires * Mais euh, on le fait ! Alors, on va en parler tout à l’heure, mais avant tout, Raphaël, c’est la… une première dans Riviera Détente, je voudrais faire un follow-up d’émission, puisque je sais pas si tu l’as entendu, mais dans Riviera Détente 17… euh 17 ? Oui, 17, avec Patrick Patrick, j’avais… tu sais, j’avais parlé de la cuisine italienne.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Je sais pas si tu l’as entendu, ça ? Tu l’as entendu ou pas ?
RAPHAËL – Le…
* HENRY rit * – Il a l’air paniqué.
RAPHAËL – Non, je l’ai pas entendu.
HENRY – Ah tu n’as pas encore écouté Riviera… d’accord !
RAPAHËL – Non, j’ai pas pu encore l’écouter, et j’ai…
HENRY – Ah c’est intéressant ça…
RAPHAËL – C’est classique comme excuse, mais c’est la vérité : je suis tellement débordé, je te jure, j’ai passé une semaine de merde…
* HENRY rit * – Moi, je connais des gens qui font des arrêts ! Qui se mettent en arrêt maladie pour regarder Riviera Détente. Et toi, alors, donc c’est pas une excuse le débordage hein.
RAPHAËL – C’est vrai.
HENRY – Beyonce a le même nombre d’heures dans la journée que toi.
RAPHAËL – Et elle arrive à… trouver du temps pour écouter Riviera Détente.
HENRY – …Riviera Détente. Ça lui ferait du bien à Beyonce. Bref, je reviens sur l’épisode 17, j’ai clashé la cuisine italienne, et la représentante franç… franco-italienne de la cuisine italienne sur Twitter, flonot, une personne qui est autant aimée que détestée dans la twittosphère, mais plus aimée que détestée quand même, c’est la Madame Carbonara, c’est tout ça, et c’est une amie, a voulu un droit de réponse, suite à mes accusations…
RAPHAËL – Ah.
HENRY – Et donc on a eu un petit entretien par Skype, euh, cet après-midi. C’était compliqué parce que, tu sais, connexion Ethernet en… Internet en Italie ça…
RAPHAËL – Mh ! Mh !
HENRY – …un peu instable… On a réussi à se parler, et à avoir un vrai débat sur… tout simplement, le thème, ça pourrait être « Quelle est la meilleure cuisine entre Italie et France ? ». Je pense que ça a été assez constructif comme débat.
RAPHAËL – Y a eu du son là, non ?
HENRY – Ça t’intéresse d’écouter la conversation ?
RAPHAËL – Ah ouais ! Ouais, ouais, ouais.
HENRY – On va écouter ça. On se retrouve juste après.
* musique *
HENRY – Allô Floriana.
FLORIANA – Oui ? Bonsoir.
HENRY – Tu v… Ça va ?
FLORIANA – Ça va bien, et toi ?
HENRY – Tu voul… Tu voulais un droit de réponse, mais pourquoi ? Parce que je… droit de réponse, c’est pour quand les gens ils insultent quelqu’un…
FLORIANA – Oui.
HENRY – …et j’ai fait que des compliments sur l’Italie, dans l’émission 17.
FLORIANA – Non, alors en l’occurrence, j’ai un droit de réponse pour les dix minutes totalement diffamatoires que tu as…
HENRY – Ah non, j’ai fait que des compliments !
* FLORIANA rit * – Bin écoute, vaut mieux pas être ton ennemi alors, hein ! * rire *
HENRY – J’ai fait que des compliments, j’ai dit que vous aviez les meilleurs ingrédients du monde…
FLORIANA – Tu nous as… Non, non, t’as dit qu’on avait les bonnes tomates. Je t’explique…
* HENRY rit * – Non, c’est pas vrai ! C’est pas vrai, j’ai dit, les meilleurs ingrédients du monde.
FLORIANA – Je te remercie, ça nous fait… ça nous fait vraiment plaisir, tu vois ? J’en ai parlé à des copains italiens, je leur ai dit voilà c’est bon, c’est la paix entre la France et l’Italie…
HENRY – Non, non, non, non, j’ai dit…
FLORIANA – …j’ai un pote il nous a dit qu’on avait de bonnes tomates !
HENRY – J’ai dit qu’on… que vous aviez les meilleurs ingrédients, et que c’est pour ça, que vous n’avez pas énormément besoin de recettes, et que, à Rome, ça tourne autour de dix recettes, et que voilà ! Et que nous on a gagné, c’est… vraiment je tends, je tends la main vers vous euh… Floriana. Je comprends pas que…
* FLORIANA rit *– Mais vous avez gagné quoi, dans quelle compétition ?
HENRY – Alors…
FLORIANA – À quel moment y a eu un concours où…
HENRY – Alors. Compétition…
FLORIANA – …où tu t’es autopro… où tu as autoproclamé la France vainqueur de je sais pas quoi ? * rire *
HENRY – Alors. D’abord, j’ai pas autoproclamé, déjà je suis super euh… neutre. Et la deuxième chose, c’est que, on a gagné la bataille de la cuisine, et vous celle des ingrédients ! C’est une main tendue vers la paix entre les ménages ! Mais, Floriana, j’ai remarqué une chose : à chaque fois que j’ai proposé la paix entre les pays, tu l’as refusée. Et ça me… J’ai écrit, j’ai écrit la…
* FLORIANA rit * – Mais attends mais, c’est pire que le Traité de Versailles ton… ton plan là…
HENRY – Non, non, non. Toi, tu fais… Tu fais tout ton business sur Twitter pour ta carbonara, t’as écrit la recette de la carbonara, et maintenant, tout le monde te cite…
FLORIANA – Alors, j’ai aucun business. J’ai aucun business.
HENRY – Tu es la… Attends mais, je sais…
FLORIANA – Continue à être diffamatoire ! Alors mon droit de réponse, c’est qu’à un moment j’ai quand même le droit de parler.
* rires *
FLORIANA – A priori ça fonctionne comme ça.
HENRY – Attends, je termine ma question !
FLORIANA – Vas-y.
HENRY – Tu es Madame Carbonara en Italie, etc. euh, en France. J’ai, j’ai écrit la dernière fois que je proposais que la carbonara à la française, avec les lardons et la crème, s’appelle la Carbo, parce que, on a envie de la faire comme ça et ça nous plaît comme ça, t’as même refusé la Carbo. Voilà. Donc ma question * rires *
FLORIANA – Mais parce que c’est… mais parce que…
HENRY – Pourquoi… refuser…
FLORIANA – C’est un espèce de subterfuge de…
HENRY – C’est pas du subterfuge ! C’est qu’on est pas une langue morte !
FLORIANA – Je sais très bien comment ça va finir, tu vas me faire passer pour celle qui est hyper fermée qui ne veut rien et tout alors que c’est une… Alors, mon droit de réponse, il est pas du tout là-dessus quand même, hein, je vais essayer de la faire politique, c’est-à-dire que tu me poses une question, je te réponds quelque chose d’autre…
* rires *
FLORIANA – Complètement à côté… Euh…
HENRY – D’accord. Vas-y, on t’écoute.
FLORIANA – Est-ce qu’on peut revenir sur le, cette histoire… Bon déjà, je passe sur le fait que t’as dit que Rome était une ville morbide, euh… * rire *
HENRY – Oui mais c’est pas… C’est pas… C’est pas une insulte.
FLORIANA – Je pense que… des millions de visiteurs qui… Non, c’est pas une insulte, mais j’ai trouvé ça étonnant quand même hein, parce que moi quand je vais à Rome, je vois la vie, je vois…
HENRY – C’est une ville où la mort est omniprésente !
FLORIANA – …l’histoire se dérouler sous mes yeux… Excuse-moi…
HENRY – Oui mais t’es… tu marches sur des tombes en permanence.
FLORIANA – Bin oui, oui. T’es sur des tombes en permanence, mais enfin c’est quand même…
HENRY – Bin oui mais c’est pas… pas méchant, morbide.
FLORIANA – Non, non, c’est pas méchant, c’est étonnant. * rire * Comme… comme feedback, j’avais jamais entendu ça de quelqu’un qui revenait de Rome. Passons, passons.
HENRY – Ah oui, oui, mais moi je ferais…
FLORIANA – Euh… passons. Tu… Non. Alors, le truc, c’est que t’as dit, voilà, les Italiens, ils sont susceptibles,
HENRY – Non, j’ai dit…
FLORIANA – …parce que, en fait, ils ont pas beaucoup de recettes.
HENRY – Ouais, ouais, ouais.
FLORIANA – Voilà. Et c’est ça qui m’a énervée en fait. C’est pas que ça m’a énervée : je me suis dit, mais…
HENRY – Ils ont pas beaucoup de recettes.
FLORIANA – …quel connard ! * rire *
HENRY – Non, non, moi j’ai une super théorie là-dessus euh… Flo. Comme vous avez des supers ingrédients, vous avez pas besoin de énormément de transformer, c’est, c’est… Et vous avez inventé les pâtes, donc… Enfin, vous avez repris les pâtes des Chinois, et vous mettez de très bons ingrédients, vous les mélangez un peu, et c’est très bon ! C’est très, très bon, bravo ! Mais ça reste…
FLORIANA – Pourquoi…
HENRY – …simple. Ça reste simple. C’est pour ça que, tu dis y a plus de restaurants italiens dans le monde que français, mais bien sûr ! Parce que faire un fastfood de bœuf bourguignon, c’est beaucoup plus dur que faire un fastfood avec de la pâte à pizza, sur laquelle tu fous de la tomate et trois légumes !
FLORIANA – Mais ça n’a rien à voir avec le nombre de recettes ! Tu dis, tu disais… Tu dis que les Italiens sont jaloux de leurs recettes parce qu’ils en ont pas beaucoup. Moi c’est de ça dont je voudrais parler.
HENRY – Oui, je dis que vous avez érigé les recettes en langue morte, et vous êtes terrifiés ! Vous êtes terrifiés de changer vos recettes, parce que…
FLORIANA – On n’est pas terrifié !
HENRY – …vous, vous vous reposez là-dessus.
FLORIANA – On n’est pas terrifié. Nous on est hyper ouverts sur le fait de changer nos recettes.
HENRY – Wo ho ho !
FLORIANA – Mais non mais, écoute…
HENRY – Alors là c’est la pire… le pire mensonge.
FLORIANA – Tu sais, c’est ça le problème en fait, c’est que, c’est que en fait, les… des tas de gens dans le monde entier ont repris les recettes italiennes et les ont refaits, etc. etc. Puis les Italiens ont voyagé, et ont goûté ce qu’on a fait de leurs recettes. Et comme c’est dégueulasse, on vous a dit, maintenant, ça suffit, stop. On vous a laissé jouer avec nos recettes, maintenant vous allez vous faire foutre. En gros, c’est ça !
HENRY – Non, non, c’est pas, déjà… je suis désolé !
FLORIANA – Non mais en gros c’est ça. Parce que, le jour…
HENRY – Non parce que tu compares !
FLORIANA – Non mais le jour où moi je mangerai une carbonara meilleure que l’originale, je dirai ok, celle-là elle est meilleure que l’originale, très bien, on l’appellera Carbonara Premium, tout ce que tu veux…
HENRY – Elle a pas… Elle a pas à être meilleure ! Elle a à être… euh, c’est deux recettes différentes !
FLORIANA – Ah bin si, bin écoute… Écoute, à quoi ça sert d’être…
HENRY – Floriana, je suis allé partout, j’ai mangé…
FLORIANA – À quoi ça sert d’être créatif si tu fais un truc moins bon ? Mais quel est l’intérêt ?
HENRY – Aussi bon ! Aussi bon, c’est une autre recette ! J’ai mangé des carbo… plein de carbonara en Italie, très bons, bravo ! Très bons. Mais les carbonara à la française, les Carbos, avec la crème fraîche et les lardons, c’est très bon aussi ! C’est très bon ! Bravo. Bravo à tout le monde ! Je tends la main.
FLORIANA – Tu trouves ça très bon ? * rire *
HENRY – Hein !? Mais, attends, les bonnes carbonara… Déjà, tu m’expliqueras…
FLORIANA – Mais moi, maintenant je comprends bien pourquoi tu dis que les Italiens ils sont pas champions de la cuisine, parce que si tu trouves que la carbo crème lardons c’est très bon, alors là…
HENRY – Non. Je refuse que tu diabolises la Carbo aux lardons, ça n’a rien à voir avec la carbonara à l’italienne, mais c’est bon ! Faut arrêter de, d’être terrifiés. Si vous êtes si sûrs de vous, si vous êtes si sûrs de vous, et de votre cuisine, pourquoi être terrifiés en permanence qu’on change vos recettes ?
FLORIANA – Mais c’est pas une question d’être terrifiés, c’est une question de dire si tu veux faire une recette italienne, tu la fais comme on la fait en Italie. C’est-à-dire que si moi…
* HENRY rit *
FLORIANA – Mais non mais, c’est, écoute, si je vais à un concert, ok ? Je vais à un concert, et je veux écouter, euh je sais pas moi… Je veux écouter des chansons de… je veux aller… Je vais au concert des Rolling Stones. Et les mecs ils me jouent des chansons qui sont pas des Rolling Stones.
HENRY – Non, c’est pas pareil.
FLORIANA – J’ai les boules !
HENRY – Bin exactement !
FLORIANA – Eh bin si c’est exactement pareil.
HENRY – Eh bin ton exemple est parfait. Ton exemple est parfait. Je vais… je… j’aime bien les Rolling Stones, mais une bonne reprise acoustique jouée différemment avec un autre instrument par… par quelqu’un… je peux l’apprécier pareil.
FLORIANA – Ca n’a rien à voir. Comment tu peux dire que… ?
HENRY – Waaaaaa comment je t’ai cassée ! * rire *
FLORIANA – Ça n’a rien à voir ! C’est autre chose. C’est complètement autre chose, ça n’a ni le goût, ni la forme, ni…
HENRY – C’est différent.
FLORIANA – Ça n’a rien. Ça ne rappelle en rien. Ce n’est pas une… Ce n’est pas un hommage ! Faire une version acoustique, ce serait rendre hommage, d’accord ?
HENRY – Bin oui, voilà, bin…
FLORIANA – Différent…
HENRY – La Carbo française c’est une version électronique…
FLORIANA – Dégueulasse…
HENRY – Électronique de la carbonara italienne.
* rires *
HENRY – Non, franchement mais, je suis pas un fan…
FLORIANA – Sur le nombre de recettes, parce que bon, je me… parce que je me suis dit, quand même, c’est fou de dire ça, tu vois ?
HENRY – J’en ai compté, Floriana, vous devez en avoir… allez, 200.
FLORIANA – 200… 200… 200 de quoi ?
HENRY – De recettes.
FLORIANA – 200 à Rome ?
HENRY – 200 à rames, ça veut dire quoi ?
FLORIANA – 200 à ROME. 200 à Rome.
HENRY – Ah nan, nan, nan, à Rome y en a quinze.
FLORIANA – Mais enfin !
HENRY – Y a les artichauts, cacio e pepe, deux-trois, deux-trois brols avec ça, ça fait dix.
FLORIANA – Bon, alors…
HENRY – J’ai fait plein de restos c’était toujours les mêmes trucs.
FLORIANA – Le premier… Alors. Parce que j’ai quand même fait, j’ai quand même fait deux-trois petites recherches avant de, de prendre ce coup de fil…
HENRY – Houlà ! Moi j’ai rien préparé.
FLORIANA – …parce que je me suis dit que t’allais me dire que y a que quinze recettes à Rome et deux cent dans toute l’Italie …
HENRY – Voilà.
FLORIANA – …parce que ça fait bien marrer tout le monde. Déjà, un, l’Italie est le pays avec la plus grande biodiversité de faune et de flore en Europe…
HENRY – Quel rapport ?
FLORIANA – Donc t’imagines que dans chaque patelin y a des trucs différents. Euh, tu bouges de trente kilomètres tu vas avoir des spécialités différentes, des recettes différentes, du nord au sud. Donc tu peux pas dire qu’il n’y en a que 200 en Italie…
HENRY – Ouais d’accord, daube de sanglier, daube de bœuf, daube de poule…
FLORIANA – Je te dis… Alors. Écoute. Le premier mec, au XIXème siècle, qui a mis l’Italie dans un livre de recettes, c’est Pellegrino Artusi, il en a mis trois mille. Au XIXème siècle.
HENRY – Ouais.
FLORIANA – D’accord ? En 1875, le mec il a mis trois mille recettes…
HENRY – Mais, mais, Floriana. Pâtes à la tomate, pâtes à la carotte, pâtes à la aubergine, ça fait trois recettes, déjà. Déjà t’enlèves les pâtes, vous avez dix-sept recettes !
FLORIANA – Dix-sept ?
HENRY – Non mais… Mais c’est sûr que trois mille ça dépend. C’est comme si… trois mille, ça veut rien dire. Si que des pâtes machin, déjà tu donnes toutes les sauces des pâtes, ça, tu, tu fais cinq cent recettes.
FLORIANA – Bin ouais mais, eh bin écoute ce sont cinq cent recettes différentes !
HENRY – Arrête ! On parle pas de la même chose !
FLORIANA – Tu peux pas comparer la carbonara avec le ragú et la bolognese. C’est deux choses complètement différentes !
HENRY – Non mais d’accord ! Ça c’est très différent.
FLORIANA – Tu peux pas comparer les ravioli… ‘tain mais toi la prochaine fois que tu demandes une recette de ravioli, mais je peux… tu peux aller te brosser, je te le dis hein.
HENRY – Mais non mais, c’est ça que t’as pas compris, c’est que, j’adore la cuisine italienne !
FLORIANA – Mais je sais que t’adores la cuisine italienne.
HENRY – J’ai jamais dit le contraire ! J’ai jamais dit le contraire. Mais je pense que…
FLORIANA – Mais, c’est… mais cette manie…
HENRY – Nous on fait de la musique symphonique, vous, vous faites la…
FLORIANA – Cette manie de vouloir mettre un vainqueur entre la France et l’Italie, moi je trouve que ça…
HENRY – Ho ho ho ! Tu passes ta vie à faire ça !
FLORIANA – Moi je trouve que ça exprime une sorte de, c’est un complexe d’infériorité en fait.
HENRY – Tu passes ta vie à faire ça !
FLORIANA – Mais c’est comme si tu as envie d’étaler le fait…
HENRY – Tu fais des ratonnades !
FLORIANA – …que ça y est, la France, c’est nous les meilleurs, machin, alors que bon, nous on vous a quand même tout appris quoi.
HENRY – Mais non !
FLORIANA – ‘Fin je veux dire…
HENRY – Moi je vous tendais la main, je tendais la main, je disais voilà, je propose une trêve, on est les meilleurs en cuisine, vous êtes les meilleurs en ingrédients, merci au revoir. Ça veut pas dire que vous êtes pas bons ! Ça veut pas dire que, on n’a pas de bonnes tomates !
FLORIANA – Mais, alors, mais… Qu’est-ce que ça veut dire qu’on est bon ou on est… ‘fin, ça veut dire quoi que tu dis on est les champions des ingrédients ?
HENRY – Ça veut dire que nous, très sérieusement, très sérieusement, la science culinaire, l’art d’accommoder les ingrédients ensemble, d’y mettre des saveurs, des épices, des textures, des cuissons, c’est une spécialité française. Sur l’Italie, vous maîtrisez… vous, vous maîtrisez plus la science des ingrédients, et l’épure italienne de beaucoup de recettes, que je, que j’aime beaucoup, témoigne à la fois de l’excellence de vos ingrédients, et à la fois de, d’une simplicité un peu plus évidente dans l’art culinaire. Voilà.
FLORIANA – Mais tu sais que le… Mais tu sais que… le… euh le fait de faire des choses simples ne veut pas dire que ce sont des choses faciles qui ne requièrent aucune ???.
HENRY – Mais je n’ai jamais… Mais je n’ai jamais dit ça. Je dis juste qu’on fait des symphonies, on fait des symphonies, vous faites des unplugged, quoi.
FLORIANA – Donc moi… Mais tu peux pas dissocier… Mais tu ne peux pas dissocier euh, le fait d’avoir des ingrédients, euh, de bons ingrédients, et le fait d’en réaliser des plats incroyables.
HENRY – J’ai pas dit que vous faisiez pas des très bons plats, j’ai dit que…
FLORIANA – Mais… Mais donc, du coup, pourquoi tu dissocies…
HENRY – La cuisine italienne c’est…
FLORIANA – Mais pourquoi tu dissocies les champions de la cuisine des champions des ingrédients. Pour moi, c’est un…
HENRY – Eh bin pour qu’on gage chacun, pour que tu sois contente, qu’on fasse la paix !
FLORIANA – Si pour moi t’as l’excellence des ingrédients, et que t’arrives à les sublimer, puisque c’est un mot à la mode, à les sublimer dans un plat hyper simple, d’accord ?
HENRY – Ouais ! Bravo !
FLORIANA – Eh bin, eh bin ça veut bien dire que tu sais cuisiner, ‘fin je veux dire… je comprends pas le…
HENRY – Bien sûr ! Mais j’ai jamais dit l’inverse !
FLORIANA – …cette dichotomie entre, et… Alors pourquoi tu veux dire champion de la cuisine contre champion… Déjà y a que toi qui veux mettre les gens les uns contre les autres, et euh…
HENRY – Non arrête ! C’est ton fonds de commerce.
* FLORIANA rit *
HENRY – C’est ton fonds de commerce, sur Twitter tu fais des ratonnades ! C’est Walking Dead, tu viens avec ta batte de baseball et tu mets des coups à tout le monde !
* FLORIANA rit *
HENRY – Arrête !
* rires *
HENRY – C’est ton fonds de commerce !
FLORIANA – Écoute ! Mais pas du tout ! Mais pas du tout ! Moi j’ai pas besoin, moi j’ai pas besoin de faire l’Italie contre la France…
HENRY – On a de la chance que je parle pas de football hein.
FLORIANA – On le sait déjà. On est hors compétition nous, c’est… c’est un truc euh…’fin, tu peux pas comparer l’Italie avec le reste du monde !
HENRY – Non, non…
FLORIANA – Parce qu’on est juste au-dessus quoi, tu vois ?
HENRY – Hors compétition, mais genre, dans le sens…
FLORIANA – Y a pas de match !
HENRY – Hors compétition dans le sens paralympiques ? Ou hors compétition dans le sens vous avez toutes les médailles ?
FLORIANA – Ouais, ouais, ouais…
* rires *
HENRY – Non, écoute. Bon. Je pense que ce débat était intéressant, je pense qu’on est tous les deux d’accord sur… sur mes conclusions.
FLORIANA – Voilà. Cela dit…
HENRY – Mais, je remarque…
FLORIANA – …je t’invite… Je t’invite quand même à, la prochaine fois que tu viens en Italie, euh… de réaliser à quel point là où tu iras manger est différent, ce que tu mangeras seras différent de ce que tu manges à Rome, parce que…
HENRY – Bien sûr !
FLORIANA – …blague à part, moi j’adore la cuisine romaine, c’est une de mes cuisines préférées en Italie, mais si l’année prochaine, vu que tu veux aller dans les Pouilles… * rire *
HENRY – Oui.
FLORIANA – Si l’année prochaine tu verras… Tu verras dans les Pouilles que tu ne mangeras rien qui soit ne serait-ce que comparable à ce que t’as mangé à Rome pendant tes vacances.
HENRY – D’accord.
FLORIANA – Et tu verras, tu vas… Tu vas adorer, c’est… La cuisine des Pouilles est…
HENRY – D’accord.
FLORIANA – …une des meilleures en Italie.
HENRY – Tu fais partie des personnes qui pensent que les Pouilles ont très bon goût.
FLORIANA – Je pense que les Pouilles ont très bon goût.
* rires *
FLORIANA – Écoute : je viens des Pouilles, donc euh… * rire *
HENRY – Ah oui ? Tu viens des Pouilles ? De ton père ? * rire *
FLORIANA – Bin ouais, je viens des Pouilles ! Je suis une apulienne. C’est comme ça qu’on dit. Ok ?
HENRY – D’accord. Bon bin voilà. Bon en tout cas, écoute, les Français jugeront, de…
* rires *
HENRY – …de ce débat. Les, les… Je sais que les pro-Flo, les pro-Floriana sont nombreux de toute façon, donc euh…
FLORIANA – Mais je pense que… Je pense que c’est plutôt une guerre de mauvaise foi, mais bon euh…
HENRY – Non, écoute, je pense que je tendais la main…
FLORIANA – Je pense que tu la gagnes haut la main ! * rire *
HENRY – Je tendais la main, je… Une fois de plus, tu as refusé l’entente cordiale entre les deux pays.
FLORIANA – Non, non, non, y a pas d’entente cordiale si euh… si c’est un…
HENRY – Ok.
FLORIANA – …si c’est déséquilibré, c’est… ça n’a aucun fondement, ce que tu dis euh… * rire *
HENRY – Ok, bin la guerre continue, si c’est ça, Floriana, tu l’as cherché !
FLORIANA – Bon ça m’a fait plaisir en tout cas !
HENRY – Bon je te fais de gros bisous…
FLORIANA – Gros bisou ! Salut Henry-Michel. Ciao !
HENRY * chante * – Fatece largo che passamo noi… Ciao !
FLORIANA – Ciao.
* musique *
HENRY – Riviera Détente, questa anche a Roma. Cinquo, cinquo, cinque, due, tre.
* musique *
HENRY – Voilà. Fin de ce débat entre moi et donc Floriana, que je remercie… ‘fin de toute façon la loi m’y oblige hein, à poster un droit de réponse. Raphaël, tu as… Donc tu es neutre. Tu as entendu ce débat…
RAPHAËL – Je dois bien me prononcer non ?
HENRY – Je… Je vais juste de demander de répondre en un mot. Selon toi, qui a gagné ? La France ou l’Italie ?
RAPHAËL – La France ?
HENRY – Mais ouais !
* RAPHAËL rit *
HENRY – Attends, t’as hésité ? Comment tu peux hésiter ?
RAPHAËL – Quand même ! Attends, elle…
HENRY – Bien sûr la France !
RAPHAËL – Faut dire quand même elle a des arguments assez intéressants.
HENRY – Non, non, non, non, non. Que dalle ! C’est la France qui a gagné. En tout cas merci à Floriana d’avoir… Les Rivieros jugeront, Raphaël. Les Rivieros jugeront.
RAPHAËL – Vox populi ?
HENRY – On a des Rivieros en Italie, y en a quelques-uns, on a des Belges, qui sont un peu neutres, tu vois ? Donc euh, tout le monde jugera. Voilà. C’est tout. Alors revenons sur nos affaires, Raphaël, le Vendée Globe, qui est un peu la thématique de cette émission. On a beaucoup travaillé, on a… On a beaucoup travaillé autour du Vendée Globe, et aussi de ce Vendée Globe virtuel, sur Virtual Regatta. Alors, au début, on était combien ? On était… On avait fait l’année dernière, toi, moi et Yendy, on était trois, à se connaître ?
RAPHAËL – On avait fait… C’était, c’était en… y a quatre… Y a quatre ans ? Non y a deux ans !
HENRY – C’était la Route du Rhum. On avait fait la Route du Rhum ensemble…
RAPHAËL – Voilà.
HENRY – Et là, cette année, on… C’était sûr qu’on allait faire le Vendée Globe, et puis on… j’ai dit, si y a des Rivieros qui veulent participer, allez-y, et maintenant on est… une soixantaine… et on est un des… On est dans le top 50 des groupes virtuels Regatta.
RAPHAËL – C’est génial ! C’est génial.
HENRY – Bon, les niveaux sont hétéroclites hein ! À l’heure où on enregistre cette émission on est euh… on est vers où ? On est euh…
RAPHAËL – Moi je vais te dire : j’ai dépassé l’Équateur.
HENRY – Oui voilà. On a dépassé l’Équateur, on a dépassé le Pot au Noir euh… On a eu des séquences très difficiles aux Canaries, à Madère… C’est bien parce que vraiment, on suit en même temps, quasiment, les vrais navigateurs hein ?
RAPHAËL – Oui.
HENRY – Euh… Actuellement, ‘fin toi t’es un peu à la traîne…
* RAPHAËL rit * – Je suis un peu loin oui !
HENRY – C’est une humiliation profonde pour toi d’être marin et d’être nul…
RAPHAËL – Franchement ?
HENRY – …dans Virtual Regatta ?
RAPHAËL – Franchement, je t’avoue qu’au début je le vivais mal. Je me disais putain, quand même, moi je suis là et tout, je suis trop fier d’être marin et tout, et en fait, au final, je suis celui qui est le plus derrière, j’ai fait n’importe quoi, j’ai fait un zigzag, et du coup euh, voilà.
HENRY – Ce qui est très drôle, c’est qu’au début, les gens, au début des courses, certains Rivieros et Rivieras, demandaient conseil à Raphaël, comme si avoir le permis hauturier et être dans la marine, permettaient de… de mieux jouer à Virtual Regatta. Et en fait non Raphaël, non, tu… ça ne va pas. Alors les gens au début lui demandaient conseil, et maintenant, depuis quelques jours, il n’a plus d’amis. Les gens lui disent « non mais ne nous parle plus ». Y a Noémie, notamment, des Rivieros, la Présidente du… de la communauté des Rivieros, qui est devant toi. Elle n’a jamais fait de voile de sa vie !
RAPHAËL – Remue le couteau, vas-y, vas-y.
HENRY – Mais peut-être tu vas te rattraper à la fin ?
RAPHAËL – Écoute, moi j’attends qu’il y ait un de vous qui ???
HENRY – Qui meure !
* rires *
* musique *
HENRY – Tu te rends compte les marins qui sont là pendant trois mois, au niveau de la… au niveau de la fatigue et tout ? C’est un truc de ouf !
RAPHAËL – C’est… C’est compliqué hein !
HENRY – Y a des anecdotes incroyables sur la durée du Vendée Globe, et sur le fait que… c’est quoi le truc tu m’avais dit que Loïc Peyron il avait raté non seulement son anniversaire mais la naissance de sa… Non ! C’est qui ?
RAPHAËL – Si c’est ça.
HENRY – Loïc Peyron il avait raté la naissance de sa fille ?
RAPHAËL – Oui. Pendant l’édition 92-93, il fêtait son anniversaire en mer…
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – …et euh… et y a eu, en même temps, la naissance de sa fille.
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – Et en fait, il passait devant… devant les îles Kerguelen, et en hommage à ce passage, il a appelé sa fille Marie-Kerguelen.
* rires *
HENRY – Oh putain !
RAPHAËL – C’est joli hein ? Non ?
HENRY – Alors il passait devant l’île et donc il a dit à sa femme « Chérie, on va l’appeler Marie-Kerguelen. » * rire * « Euh… ouais… » * rire * « Tu permets que je réfléchisse quelques jours, là, parce que… ? » * rire * Ah ouais, c’est terrible. Et y a… y a aussi… ils deviennent fous, ils ont des hallucinations aussi.
RAPHAËL – Ouais. Ouais. Y a pas mal d’articles et d’anecdotes sur ça, parce qu’en fait, les marins ils font des micro sommeils, ils peuvent pas se permettre de dormir genre six heures d’affilée, tu vois ? Donc ils font des micro sommeils pour pouvoir tenir et se reposer quand même un petit peu, et en fait, le problème, c’est que à force, à force, le cerveau déconnecte entre le réel et la réalité, le cerveau il… il s’y retrouve plus. Du coup, les hallucinations elles apparaissent, et y a des marins…
HENRY – Là j’ai vu… là j’ai vu sur un article… c’était dans quoi là ? Dans Le Temps, ils mettent des témoignages de marins, alors Jean Le Cam, qui dit : « Parfois, tu te mets dans des états de fatigue hors du commun. Sur le Vendée Globe, il faut éviter d’en arriver là, sinon ça peut devenir très dangereux. ». Il raconte une fois où il avait cru voir sa sœur à bord.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – « Je l’ai serrée dans mes bras, et quand je me suis réveillé, je me suis rendu compte que c’était une voile. »
RAPHAËL – Oui, c’est ça. Mais c’est impressionnant ! T’imagines ?
HENRY – Mais moi j’aime bien quand ça a un peu rapport avec limite des fantômes ou des trucs comme ça. Et y a des gens qui sont morts parce qu’ils sont passés par-dessus bord en croyant que c’était… que c’étaient des trucs hein !
RAPHAËL – Alors ouais, on suppose, ouais. On suppose. Y en a un aussi qui a cru qu’il était vraiment arrivé quoi. Il voyait…
HENRY – Oui ! Oui, attends…
RAPHAËL – Il voyait les pontons, il voyait le public et tout, et donc du coup il passe… il passe au-dessus du bastingage, et il passe au… ‘fin… et heureusement qu’il était attaché !
HENRY – Et c’est quoi… c’est quoi l’histoire du chat, déjà ?
RAPHAËL – Ouais. Michel Desjoyeaux pareil, il a raconté… Alors, pareil, sans dire le nom, que, y avait un concurrent qui voyait un chat se frotter à sa jambe, et lui demander de la nourriture, et le… quelques heures plus tard, je sais pas, ‘fin, il s’endort ou quoi, et le lendemain matin, il revoit… enfin, il voit, par terre, sur le sol, des morceaux de sandwich, tu vois, qui étaient effrités comme ça.
HENRY – Il avait donné à manger au chat ?
RAPHAËL – Il a donné à manger au chat qu’il voyait, alors qu’il était… alors qu’il existait pas.
HENRY – Oh putain…
RAPHAËL – C’est impressionnant hein ?
* musique *
HENRY * d’une voix suave * – Riviera Détente, s’écoute aussi sur tous les océans des mers.
* musique *
HENRY – Quand même RAPHAËL, quand on pense à certains noms de marins on hallucine, tu parlais de la fille Kerguelen, Marie-Kerguelen, mais quand même quand tu penses à Jean-Pierre DICK…
RAPHAËL – Rhoo.
HENRY – C’est quand même un nom, le mec était prédestiné pour le porno * rire de Raphaël *, il a choisi la marine quoi. C’est incroyable, Jean-Pierre DICK. Tu te rends compte les films que tu pourrais faire avec Jean-Pierre DICK.
RAPHAËL – Jean Pierre DICK.
HENRY – Je suis sûr s’il faut dans le porno, t’as un mec qui s’appelle Yann LE CANNELEC qui est complètement déraciné le pauvre * rire *. Ah non mais Jean-Pierre DICK c’est magnifique. Et c’est lequel celui qui s’est tranché la langue déjà ?
RAPHAËL – Bertrand DE BROC.
HENRY – Alors c’est incroyable cette anecdote.
RAPHAËL – Il a abandonné le Vendée Globe.
HENRY – Ah ! Il vient d’abandonner le Vendée Globe. Putain mais c’est un poissard, incroyable.
RAPHAËL – Je te l’ai pas dit, à chaque fois le pauvre il lui arrive un truc. Franchement, c’est en hommage à Bertrand DE BROC que j’ai pris son bateau sur Virtual Regatta. * rire d’Henry * Parce que je te jure je me suis dit si jamais lui il abandonne, ben au moins il y en aura toujours un en cours.
HENRY – Moi j’ai pris le bateau de THOMSON, Alex THOMSON, Hugo BOSS. Mais alors, il s’est coupé la langue.
RAPHAËL – Il s’est sectionné la langue.
HENRY – Et il s’est fait opéré à distance par les instructions du type à la radio.
RAPHAËL – Ouais en fait c’est ça. Si tu veux les marins pendant le Vendée Globe ils ont pas le droit à l’assistance physique et la seule aide qu’ils peuvent avoir, c’est juste par télécommunication ou par télex si tu veux.
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – Donc, en fait il s’est recousu la langue face à un miroir avec l’aide de conseils, je crois que c’était à la radio ou un truc comme ça, genre il va falloir que tu fasses ci, va falloir que tu fasses ça. Il l’a fait, il s’est recousu la langue.
HENRY * reproduit la scène * – « Vous m’écoutez ou pas ? Vous m’écoutez allo ?» « Allweu AHMWEUUU mweeu ». « Vous n’y mettez pas du votre là ! Vous enfoncez l’aiguille sur le bord droit de la langue, vous y êtes ? Vous êtes à quel niveau, là ? » « AHMEUHEU ZAIMAL !!!! » « Écoutez, on ne comprend rien à ce que vous dites, rappelez hein, rappelez dans un quart d’heure. »
RAPHAËL – On capte mal.
HENRY – Et après, il a mis une langue sur son bateau.
RAPHAËL – Ouais, il a mis le logo des Rolling Stones.
HENRY – Ah ouais ouais !
RAPHAËL – Avec la langue, tu sais, qui sort mais avec une croix dessus, genre sectionnée mais recousue.
HENRY – Là il lui est arrivé quoi ?
RAPHAËL – Là il a abandonné, j’ai pas réussi à savoir pourquoi.
HENRY – Ben il a essayé d’expliquer mais on a rien compris * imite B. DE BROC sans langue * « AH Gya gya Bweuuuuu Heuuu gueuleuu » * rires *
RAPHAËL – Non mais le pauvre, il fait jamais long feu le pauvre. Si, c’est un grand marin, c’est un grand marin hein. Et franchement, c’est un warrior, mais bon le pauvre il lui arrive que des merdes. En plus cette année, pour l’édition de cette année du Vendée Globe… ben oui il a fait un faux départ !
HENRY * étonné * – Ah il a fait un faux départ.
RAPHAËL – Ils étaient deux à faire un faux départ. Et Bertrand DE BROC faisait partie des deux. Je te jure, je te dis il est maudit le pauvre.
HENRY *blasé* – Holala ! Allez spéciale cace-dédi à Bertrand DE BROC.
* interlude musical rap africain *
HENRY – Riviera Détente toujours en compagnie duuuu * hésite * du Lieutenant, de Mon Lieutenant officier de Marine, Enseigne de Vaisseaux de Seconde Classe. C’est bien hein ?!
RAPHAËL – C’est ouais…
HENRY – Le fleuron de la Marine française. Et tu sais je voudrais qu’on reste dans la marine parce que j’ai eu une idée marketing, parce que tu sais j’ai plein d’idées marketing moi. C’est moi qui ai inventé les stickers, par exemple, pour favoriser la promotion d’un podcast. Tu vois j’ai des idées de génie comme ça. Et là j’ai une nouvelle idée, tu sais en boite de nuit, toute la génération festive et tout, il y a des marques qui viennent et qui sponsorisent, qui font des gobelets, des objets publicitaires autour de la marque, tu vois.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Du street marketing où tu rentres dans la vie des gens. Et moi, moi, je voudrais rendre hommage à tous les rivieros qui sont étudiant, qui vont dans les soirées à boire. Les rivieros et les rivieras tu vois, on est très présent dans les villes à Pub aussi tu vois.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Moi je viens d’une région de Club, toi aussi, on est plus une région de Club et eux ils sont plus dans des régions de Pub.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Et je me disais, on pourrait faire une sorte de chanson marine, chanson à boire…
RAPHAËL – Chanson à boire.
HENRY – Sponsorisée Riviera Détente tu vois.
RAPHAËL – Chanson à boire et à bourlinguer.
HENRY – Avec modération. Mais moi ce que j’aimerais bien ce serait que les rivieros, tu vois, ils vont dans la rue pour aller au Pub, ils se mettent à chanter bras dessus bras dessous comme ça, tu vois.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – Alors j’ai griffonné quelques paroles et on va la faire ensemble. Alors tu répètes mes couplets et voilà. * Henry se racle la gorge * Alors si ça vous plait, on l’adopte et on va faire un défi.
HENRY * entonne la chanson * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY et RAPHAËL * en chœur * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY – La membrane dilatée.
* En chœur * – La membrane dilatée.
HENRY – Rêvant de mer et d’alcool, de Roscoff à Saint Malo, car nous sommes des Rivieros.
* En chœur * – Car nous sommes des Rivieros.
HENRY * plus discrètement * – Et aussi des Rivieras.
* En chœur * – Et aussi des Rivieras.
HENRY – Voilà. Il y a des variations, on peut faire par exemple de Roscoff à Saint Malo, c’est pour les Bretons. On peut faire « De la Croix Rousse au Quai Rambaud » pour les lyonnais. On peut faire « De Bastille à Château d’Eau » tu vois pour les parisiens.
RAPHAËL – Ouais.
HENRY – « De Saint Gilles à Ajaccio » pour tout ce qui est Outre-Mer. * rire de RAPHAËL * Bon les Corses vont pas être très… les Corses, les Guadeloupéens, les Martiniquais et Saint Gilles c’est la Réunion, mais tu vois quand même pour penser à l’Outre-Mer. « De Bruxelles à Waterloo », je sais pas si Waterloo c’est une ville de Belgique mais je le sens bien. Non ?
RAPHAËL – Heuuuuu Waterloo ….
HENRY – Si ouais Waterloo… c’est en Belgique
RAPHAËL – Waterloo… attends.
HENRY – Y a pas une ville qui s’appelle Waterloo ? * rires * Et voilà, on va faire une version parisienne.
HENRY * entonne la chanson * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY et RAPHAËL * en chœur * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY – La membrane dilatée.
* En chœur * – La membrane dilatée.
HENRY – Rêvant de mer et d’alcool, de Bastille à Château d’eau, car nous sommes des Rivieros.
* En chœur * – Car nous sommes des Rivieros.
HENRY * plus discrètement * – Et aussi des Rivieras.
* En chœur * – Et aussi des Rivieras.
HENRY – Tu vois.
RAPHAËL – Ouais ça marche, ouais.
HENRY – Et alors, si vous êtes avec des filles dans le groupe, vous faites le « Et aussi des Rivieras » et si vous êtes qu’entre mecs, vous pouvez faire genre « Et on veut des Rivieras » tu vois. Alors, c’est bien parce que c’est une chanson où je laisse beaucoup d’options pour que les gens la personnifient. Alors si vous êtes pas dans les régions, par exemple si vous êtes dans le Pays Basque et je vous ai pas donné d’exemple de trucs dans le Pays Basque, il vous suffit de trouver des villes, le nom des villes, et de trouver une ville en « O » la deuxième, tu vois de hin-hin à hin-hin-O, comme de Saint Gilles à Ajaccio, de Roscoff à Saint Malo. Et vous me soumettez sur la page Facebook votre version basque, votre version jurassienne, votre version Bourguignonne, tu vois.
RAPHAËL – Ouais, ouais, ouais.
HENRY – Par exemple, là on va faire un cas où il y a que des garçons en Belgique, d’accord.
RAPHAËL – Allez.
HENRY * entonne la chanson* – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY et RAPHAËL * en chœur* – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY – La membrane dilatée.
*En chœur* – La membrane dilatée.
HENRY – Rêvant de mer et d’alcool, de Bruxelles à Waterloo, car nous sommes des Rivieros.* rire de Raphaël *
HENRY – Pourquoi tu rigoles ?
RAPHAËL – Parce que j’attendais de faire l’accent moi.
HENRY * recommence avec un fort accent belge * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY et RAPHAËL * en chœur* – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY – La membrrrane dilatée.
* En chœur * – La membrrrane dilatée.
HENRY – Rrrêvant de meerrrr et d’alcool, de Brrruxelles à Waterrloo, car nous sommes des Rrrrivieros
* En chœur * – Car nous sommes des Rivieros.
HENRY – Et on veut des Rivieras.
* En chœur * – Et on veut des Rivieras.
HENRY – Dans le respect de l’égalité des sexes et d’éviter d’harceler les filles dans la rue et que si elles veulent bien nous parler, on veut des Rivieras. *rires*
HENRY *riant* – T’as pas répété, là ! Alors moi je dis aux jeunes Rivieros et au moins jeunes Rivieros qui voudraient faire cette chanson à bouère, si vous envoyez une vidéo de vous, alors pas dans un appart hein merci les prises de risques * rires de Raphaël *, dans la rue, dans une rue festive pas dans une zone résidentielle, on voit que vous y allez, on voit que vous êtes en direction du truc, bras-dessus bras-dessous et vous chantez cette chanson. Je vous inonde de stickers Riviera Détente, je vous inonde. Et après on fera, s’il y en a beaucoup, parce que bon le défi Agamemnon dans les transports en publics on en avait eu une petite dizaine, donc j’espère qu’il y en aura une petite dizaine. Et si on en a, on fera élire les meilleurs, et pour les meilleurs j’offre, allez trois mugs Riviera Détente.
RAPHAËL – OUH ! Je peux participer ou pas ?
* applaudissements *
HENRY – C’est les gens qui voteront, mais alors des points bonus seront attribués par moi-même * rire *, il y aura un jury composé de moi-même et du public de Facebook. Moi je donne les points bonus aux gens qui inventent leur axe de villes de leur région. Un point bonus si vous n’êtes pas de…. alors par contre si vous êtes à Lyon vous êtes obligés de faire de la Croix au quai Rambaud. * rires * C’est technique.
RAPHAËL – Et ils doivent se trouver à cet endroit précis ?
HENRY – Non, du moment qu’ils sont à Lyon s’ils parlent de l’axe de la Croix Rousse au Quai Rambaud il n’y a pas de soucis. Paris, on ne va pas les obliger à aller à Château d’Eau pour faire la chanson.
RAPHAËL – Moi, je pense qu’on pourrait leur proposer.
HENRY – Ah alors point bonus si vous êtes dans une des deux destinations que vous mentionner dans les paroles.
RAPHAËL – Voilà.
* rire de Henry *
HENRY – C’est génial. Alors on va appeler ça le défi # … alors maintenant ce qui manque c’est un nom * hésite * un nom genre la * hésite * un nom qui fasse * hésite * la …la Birleguidène tu vois ?
RAPHAËL – Une chanson à bourlinguer quoi.
HENRY – Comment on dit ? La bigoudinaine, un truc comme ça… la Patcholaine.
RAPHAËL – La Patcho…
HENRY – La Patcholata. Non la Patcholata ça fait un peu Bella Ciao, ça c’était une chanson à boire ça.
RAPHAËL – Ça fait surtout la Felicita.
HENRY – Ah oui * rire * La Patcholita. * Chante sur l’air de la Felicita * La Patcholita !!!
RAPHAËL *reprend sur le même air* – Dididid la Patcholata ….dididi la Patcholata.
HENRY – La Patcholitaine, c’est joli la Patcholitaine !
RAPHAËL – C’est mignon.
HENRY – Ça fait, ça fait pizza bien dégueu.
RAPHAËL – Mais ça fait italien * rire * exactement. La Patcholitaine. Alors une Patcholitaine sans oignons s’il-vous-plait, avec œuf.
HENRY – La Patcholitaine, ouais, non, non, on n’a pas attendu des Italiens. D’ailleurs ils ne disent pas Napolitaine ils disent Napolitana donc… Et en –itaine c’est nous, les croques mitaines c’est pas eux qui les ont inventés. La Patcholitaine… la Patcholitaise. La Patcholitaise c’est pas mal.
RAPHAËL – Écoute, l’hymne, elle va s’appeler la * hésite * La Pat… écoute, moi je crois qu’on va partir sur…
HENRY – Non, non, non ! La Patcholaise !
RAPHAËL – Voilà !!!
HENRY – Ça fait Marseillaise la Patcholaise.
RAPHAËL – La Patcholaise ! * avec l’accent marseillais * L’hymne de la Patcholaise.
HENRY * avec l’accent marseillais * – Ho les gars on chante la Patcholaise avant de rentrer chez nous !
RAPHAËL * avec l’accent marseillais * – L’hymne de la Patcholaise.
HENRY * avec l’accent marseillais entonne la chanson * – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY et RAPHAËL * en chœur* – Naviguant vers la Patcholeuuuh.
HENRY – La membrane dilatée.
* En chœur * – La membrane dilatée.
HENRY – Rêvant de mer et d’alcool… Alors là pour le sud j’ai pas fait, en fait. * Réfléchit et reprend sa chanson * De Saint Tropez à Monaco
* En chœur * – Car nous sommes des Rivieros.
HENRY * plus discrètement* – Et aussi des Rivieras.
* En chœur * – Et aussi des Rivieras.
HENRY – Ah c’est bien.
RAPHAËL – C’était la Patcholaise.
HENRY – La Patcholaise *Applaudissements*ça c’est très, très bien. Alors on compte sur vous les Rivieros, ne nous décevez pas, et je sais que vous ne nous décevez jamais sur des opérations comme ça. Vous êtes jeunes, vous avez la vie devant vous. * rire * Vous êtes nos bâtons de jeunesse. Alors avant d’aller dans les bars vous foutez le bordel comme ça. Allez c’est parti pour la Patcholaise.
* interlude musical *
HENRY – Riviera Détente on reprend, toujours avec Raphaël El Chinito. Ça va ?
RAPHAËL – Ça va.
HENRY – La forme ou quoi ?
RAPHAËL – Ouais j’ai la forme.
HENRY – Alors Raphaël, je voulais parler d’une anecdote cuisine et religion. Alors je parle pas souvent de religion dans Riviera Détente * rire *. Si j’ai parlé de ma culture catho quand j’ai voulu faire… montrer aux enfants la vie de Jésus en montrant le film d’horreur sur les trucs. Mais alors concernant Raphaël j’ai eu un scoop, mais alors un vrai scoop, finalement on va de scoop en scoop en ce moment dans cette émission parce que on a découvert il y a quelques émissions que Marie était un robot.
RAPHAËL – Ah oui !
HENRY – Et j’ai découvert récemment que toi tu étais juif * fou rire *.
RAPHAËL – Comme ça au moins c’est dit, voilà. On va pas passer par quatre chemins. C’est un compliment ?
HENRY – Non mais c’est vrai.
RAPHAËL – Ah oui d’accord.
HENRY – Et non, j’ai découverte suite à une grosse gaffe que j’ai faite cet été quand on a fait les Fesses des chattes, parce que j‘avais fait une menu * hésite * enfin surtout avant d’être juif, tu manges kasher surtout.
RAPHAËL – Enfin avant d’être juif…
HENRY – T’es pas un grand pratiquant, t’es pas forcément si… ?
RAPHAËL * gêné * – Ben écoute heuuuu… je sais pas.
HENRY – Je suis pas juge des juifs. Je peux pas faire du jews-planning. Donc tu manges kasher quoi.
RAPHAËL – Oui, oui je mange kasher.
HENRY – Et cet été j’ai reçu Marie, Patrick et tout et j’ai fait genre du porc au cochon. * fou rire de Raphaël *
RAPHAËL – Non c’est pas ça, tu m’as dit « Bon, RAPHAËL, c’est bon tu manges du poulet et des merguez ? » Heuuuuu comment te dire….
HENRY – Je te l’ai dit quand t’étais là, je ne savais pas.
RAPHAËL – Ouais c’est ça.
HENRY – Et du coup, il a mangé des chips quoi ! * rire * Dans une assiette, mais pas une assiette en carton. Et c’était horrible, je me suis senti terriblement gêné. Parce qu’autant…
RAPHAËL – Le pire c’est que tu m’as quand même obligé à les manger avec une fourchette quoi. * rire d’Henry *
HENRY – Autant j’ai une très bonne culture, de par mes voyages en Arabie Saoudite, je connais sur le bout des doigts les us et coutumes musulmans, et encore parmi les plus sévères puisque c’est du wahhabisme donc c’est quoi dire/pas dire – faire manger/pas faire manger. Mais je t’avoue, sur ce qui est kasher j’ai moins de connaissances quoi. Et donc j’ai été très vexé, parce que j’aime bien recevoir les gens quand je reçois à la maison. J’aime bien faire à manger, j’aime bien que les gens mangent bien, j’aime bien qu’ils se régalent et là j’étais vexé comme un pou avec ton assiette de chips etc. Et je me suis dit que la prochaine fois que Raphaël revient, putain mais je te fais un plat et tout. Alors je me suis renseigné, j’ai tapé sur internet : nourriture + juif. * rires *
RAPHAËL – Nourriture juive… Nourriture de juif.
HENRY * hilare * – Il y avait beaucoup de sites sur comment mangeaient les juifs. Mais j’ai trouvé des plats heu… des sites alors là j’ai découvert un univers incroyable.
RAPHAËL – Je suppose que ouais t’as dû tomber des sites assez…
HENRY – C’est-à-dire qu’il y a j’imagine, comme dans n’importe quelle religion, des personnes modérées qui respectent la loi comme ils veulent. Mais ceux qui veulent le faire à fond, mais tu vis pas ! Enfin excusez-moi, mais je veux pas critiquer, mais c’est d’un technique !
RAPHAËL- Ha ben ça c’est sûr ouais.
HENRY – C’est la religion la plus exigeante en termes de bouffe.
RAPHAËL – La plus exigeante ?
HENRY – Oui, les règles les plus dingues en termes de bouffe.
RAPHAËL – Alors je t’avoue que j’ai pas vraiment de point de comparaison, je sais pas si dans l’Islam c’est aussi… Parce que dans le Christianisme…
HENRY – Ah nous on a le droit à tout.
RAPHAËL – Ça c’est facile.
HENRY – On est même obligé de manger des trucs … le poisson le vendredi. Y a un petit Carême mais bon tu vois. On est quand même la seule religion où les curés boivent du pinard pendant la célébration.
RAPHAËL – C’est vrai que c’est… Et ben écoute, je vais te dire, dans le judaïsme, enfin c’est pas dans le judaïsme, en fait il est conseillé de boire quand tu étudies la Torah parce que ça désinhibe et ça permet justement de décomplexer les conversations.
HENRY – Ha c’est génial.
RAPHAËL – Et c’est pour ça qu’à chaque fois que tu verras une conversation de rabbins, c’est pas des conneries, y a toujours un shot de téquila.
HENRY – C’est vrai ?
RAPHAËL – Ma parole c’est vrai.
HENRY – Han c’est drôle.
RAPHAËL – Parce que ça désinhibe, parce que ça permet de délier les langues.
HENRY – D’accord. Les cathos on a quand même quelques interdictions : le chien, on n’a pas le droit de manger du chien, des trucs comme ça ou des animaux domestiques.
RAPHAËL – C’est vrai ?
HENRY – Ben vous aussi je crois.
RAPHAËL – Ben c’est pas kasher.
HENRY – Donc je me suis renseigné sur le truc, j’ai vu pleins de sites et tout et je me suis j’vais faire la surprise. Mais alors putain ce que c’est complexe. Et ce qui était génial *rire* c’est qu’il y avait des sites qui expliquaient la bouffe juive, j’ai cliqué dessus pour voir, et je te jure que c’était vrai, il y avait une sorte de blocker qui marquait « en raison de shabbat aujourd’hui le site n’est pas accessible ».
RAPHAËL – Rho putain.
HENRY – Un VPN religieux. C’est-à-dire en raison de shabbat le site n’est pas accessible revenez demain.
RAPHAËL – Nous ne vous fournirons pas d’informations, que nous avons l’habitude de délivrer …
HENRY – Et puis qu’on a écrit il y a longtemps…
RAPHAËL – Voilà ! Pendant shabbat parce que ça voudrait dire qu’on aura travaillé pour vous un shabbat.
HENRY – Ce qu’ils devraient faire ça serait un questionnaire « êtes-vous juifs ? oui –non », si je dis non j’ai le droit au site. Non c’est aussi pour te prévenir toi d’avoir une activité de lecture non ?
RAPHAËL – Non parce qu’en fait l’idée c’est que quel que soit le destinataire du travail…
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – Tu, tu… * hésite *
HENRY – Ça veut dire que tu travailles.
RAPHAËL – C’est compliqué, c’est technique tu vois le truc ou pas ?
HENRY – Bref, pour revenir à la bouffe, il y a de la dissociation. Vraiment ils sont obsédés, enfin ils sont… il y a une dissociation entre les produits laitiers et la viande. Donc il faut pas les mélanger.
RAPHAËL – C’est ça.
HENRY – Mais dans le plat final je crois que tu peux, non ?
RAPHAËL – Non, non.
HENRY – Donc jamais les mélanger et en pas les cuisiner dans les mêmes casseroles. C’est-à-dire que si * hésite * tu peux pas les faire dans les mêmes casseroles.
RAPHAËL – Alors j’ai même mieux que ça. Le lait et la viande tu dois pas les consommer ensemble.
HENRY – Ah d’accord.
RAPHAËL – Tu dois pas les consommer ensemble. Donc en fait tu ne peux pas manger de viande et ensuite consommer du laitage.
HENRY – Ouais.
RAPHAËL – En revanche, et là tu vas me dire comment ça se fait, tu peux consommer du laitage et après de la viande mais pas après du laitage. Tu dois digérer.
HENRY – Ah ouais c’est comme blanc sur rouge.
RAPHAËL – Rien ne bouge.
HENRY – Donc c’est viande sur laitage, bon voyage. * rire *
RAPHAËL – Tu peux prendre du lait, tu peux prendre du produit laitier et ensuite manger de la viande. Mais après avoir mangé de la viande tu peux pas consommer de produit laitier.
HENRY – Ouais, la viande est plus forte d’accord.
RAPHAËL – Voilà, la viande est plus forte. Et sauf que chez certaines communautés, les ashkénazes par exemple, ils attendent 6 heures avant de pouvoir remanger des produits laitiers.
HENRY – Ah ouais ouais.
RAPHAËL – Et chez les sépharades c’est 3 heures.
HENRY – Ah ouais.
RAPHAËL – Alors moi ma mère est ashkénaze et mon père est sépharade.
HENRY – Ah ouais !
RAPHAËL – Donc du coup j’attends 6… 7… 8, 9 heures. Non, non, j’accumule pas.
HENRY – Donc vous faites une moyenne 4 heures et demie.
RAPHAËL – Moi, non, moi perso j’attends 3 heures et ça m’arrange aussi d’ailleurs.
HENRY – C’est ouf quand même. J’ai découvert un univers. Alors du coup je suis passé pour la première fois de ma vie dans une épicerie kasher pour me renseigner un peu, pour voir s’il y avait des trucs fun, mais y a rien de fun. Et après j’ai fait, en fait, des plats normaux mais qui restaient dans vos règles etc. Mais c’était vraiment une vraie découverte quoi. C’était une vraie découverte et du coup j’ai fait quoi à RAPHAËL puisque vous voulez tout savoir. J’ai fait un petit cabillaud avec une sauce à la crème, mais j’avais le droit, j’ai cuisiné séparément quand même au cas où pour que je me fasse pas engueuler. J’ai choisi la crème fraiche selon le Consistoire, le Consistoire c’est l’espèce de bureau qui dit quelle bouffe est autorisée ou pas.
RAPHAËL – Le Consistoire qui a été créé sous Napoléon. C’est Napoléon qui a créé le Consistoire.
HENRY – Ah ouais. Ha Napoléon, il… ?
RAPHAËL – Ah Napoléon aussi… * rire *
* Interlude musique Klezmer *
HENRY – Et est-ce qu’il y a une grande tradition de la marine juive alors sinon ? Pendant qu’on y est. Qu’on fasse la fusion.
RAPHAËL – Qu’on fasse la fusion.
HENRY – Est-ce qu’il y a un diagramme de Venn entre une histoire marine…
RAPHAËL – C’’est vrai qu’il n’y a pas de grands marins qui étaient juifs, comme par exemple heu… Surcouf j’sais pas.
HENRY * avec l’accent pied noir * – Surcouf ! * rires * Surcouf il est juif.
RAPHAËL * avec l’accent pied noir * – Surcouf mon fils ! Non y a pas de marin qui… enfin y a pas de juifs marins…
HENRY – Connus, y a pas de juifs marin connus.
RAPHAËL – Qui s’est démarqué. Mais par contre, il y a toujours eu des marins même chez les juifs. Il y a pas de raison tu vois. Des marins pêcheurs par exemple.
HENRY – Il y a des traditions de marchands juifs par exemple.
RAPHAËL – Justement dans la marine mhmmm je sais pas. Mais par contre je sais qu’il y a eu des pirates juifs. *Henry éclate de rire* Ecoute, des pirates juifs des Caraïbes, mais il y a eu un livre sur ça. Non mais c’est vrai, des espagnols, des protégés de Christophe Colomb, qui sont partis au nom de je ne sais plus trop quoi, ils sont partis d’Espagne.
HENRY *hilare* – Au nom du commerce peut être. Tout simplement non ?
RAPHAËL – Je vais te dire, il y a un livre qui s’appelle les pirates juifs des Caraïbes.
HENRY – C’est génial !
RAPHAËL – Et genre le bateau je crois qu’il s’appelait la Reine Esther tu vois.
HENRY – Ah ouais.
RAPHAËL – Et à bord c’était vraiment des juifs qui pratiquaient, des vrai… enfin il n’y a pas de vrais ou faux juifs, mais des juifs pratiquants tu vois.
HENRY – Ah c’est fou.
RAPHAËL – Ouais, ouais c’est assez marrant.
HENRY – Et comment ils font quand c’est shabbat ?
RAPHAËL – Alors c’est marrant, parce que oui il y a une règle dans le Talmud, c’est que quand c’est shabbat, la règle veut que le marin affale les voiles.
HENRY – Il coupe le bateau quoi.
RAPHAËL – Il coupe le moteur. Il affale les voiles, logiquement parce que tu dois pas travailler pendant le shabbat, tu dois pas te déplacer non plus et ni faire travailler quelque chose, tu vois.
HERNY – Ouais.
RAPHAËL – Donc en fait, il affale les voiles et il dérive pendant shabbat. Tu vois le…
HENRY – C’est ouf ! Le bateau dérive quoi.
RAPHAËL – Le bateau oui, voilà, dérive. Donc c’est vrai que c’est assez curieux, parce que qu’est ce qui se passe quand tu te retrouves dans une tempête tu vois ? Evidemment quand tu te retrouves dans une tempête tu vas pas y laisser ta vie. Puisque l’idée c’est …
HENRY – C’est pour ça que t’es en retard dans Virtual Regatta alors ! * explose de rire *
RAPHAËL – Parce que pendant shabbat, j’affale les voiles et je me mets face au vent.
HENRY * hilare * – Je comprends mieux pourquoi.
RAPHAËL – J’ai pas le droit de naviguer.
HENRY – La sale excuse.
RAPHAËL – C’est vrai que j’aurais dû dire ça.
* Interlude musicale Klezmer *
HENRY – Hé ben voilà Raphaël on arrive au terme de cette belle émission autour de la mer et du fooding.
RAPHAËL – Déjà.
HENRY – Hé ouais déjà, ça enchaine, ça enquille. Ça m’a fait plaisir que tu sois passé Raphaël.
RAPHAËL – C’est moi, c’est à moi que ça a fait plaisir.
HENRY – Chaque fois quand tu passes, il y a des embruns qui viennent dans le studio.
RAPHAËL – Ho c’est joli.
HENRY – Tu perds de plus en plus de crédibilité à cause de ton score dans Virtual Regatta. Donc vraiment je souhaite de tout mon cœur que tu puisses te ressaisir. Après tout y a combien, y a deux mois de course ?
RAPHAËL – Y a deux mois et demi.
HENRY – Le record c’est 78 jours. Donc deux mois et demi.
RAPHAËL – Oui François Gabart.
HENRY – François Gabart et ben peut être demain RAPHAËL El Chinito qui battra le…
RAPHAËL – Je te jure moi j’ai de l’espoir.
HENRY – Moi j’en n’ai pas. Pour toi j’en n’ai aucun. Sur Virtual Regatta j’en n’ai aucun. * rires * Voilà les Rivieros, plein de messages mais on va les faire passer en newsletter. J’avais des dédicaces, Raphaël. Dédicace pour, ho la la faut que je me rappelle, il y a des jeunes qui fond du longboard, tu sais ce que c’est le longboard ?
RAPHAËL – Oui.
HENRY – C’est le skate, là. C’est super dangereux. Et là il y a un groupe de jeunes qui écoutent Riviera Détente qui m’ont écrit sur Facebook, je me rappelle plus qui c’est, ils sont pas loin de Dijon je crois, donc spéciale dédicace à eux. Il y a des nouveaux podcasts aussi de partout. Ah oui j’avais un message à faire passer, très important. Je l’ai dit dans la dernière émission, je sais pas si ça a été gardé au montage, mais il y a de plus en plus de podcasts, de gros, gros réseaux de podcasts qui vont apparaitre. Il y a des professionnels qui vont lancer leur podcast, des gens connus qui vont langer leur podcast ok ! Moi je voudrais dire une chose aux jeunes de province, aux jeunes gens. Alors je dis pas que, c’est pas parce que vous aimez les podcasts que vous pouvez tous faire un podcast, vous avez tous envie de faire un podcast. Mais je sais que beaucoup d’entre vous sont drôles. On le voit tous les jours dans le groupe Facebook. On voit tous les jours que y a plein de bande de potes qui se marrent et qui aiment Riviera Détente et qui ont de l’humour quand ils répondent etc. J’ai une question à vous poser, c’est QU’EST-CE QUE VOUS BRANLEZ ??? Qu’est-ce que vous branlez ? À lancer vos podcasts, vous avez aucune excuse parce que là vous avez la chance d’être sur un média où pour 100 balles, vous avez un super micro, 100 balles vous économisez trois cinémas, ou je sais pas combien ça coute le cinéma maintenant * rires * quatre cinémas et vous vous achetez un micro les gars. Qu’est-ce que vous branlez ? Là, cette fois-ci, moi… à la rigueur à l’époque où il fallait faire de la vidéo, il y a vraiment une histoire de thune ou dire « ha faut monter à Paris pour réussir dans le journalisme, dans l’audiovisuel », là vous avez une opportunité extraordinaire de pouvoir faire, entre potes, des trucs drôles. De prendre un micro et de lancer votre podcast, de l’héberger sur Soundcloud ou sur iTunes. Et peut-être que parmi les dix projets que vous allez faire, ou que dix personnes d’entre vous il y en a sept qui vont rater un truc, qui vont faire un truc moyen, si y en a que deux ou trois sur ces dix qui arrivent à faire un programme qui donne du bonheur aux gens. Qui donne du bonheur à cinq personnes, à dix personnes, à créer une communauté etc. il faut le faire ! Qu’est-ce que vous branlez ? N’attendez pas que ce soit le raz-de-marée pour ensuite arriver à la fin de la course et dire on va lancer notre podcast. Faites-le maintenant ! Quelle que soit la qualité des podcasts, vraiment je félicite tous les jeunes qui se mettent à… les jeunes et les vieux hein. Quand je dis jeunes, c’est dans le sens les néo-podcasteurs qui se lancent dans le truc. Il y a plein de nouveaux podcasts qui apparaissent, parfois la qualité est pas terrible au niveau sonore etc. Mais c’est pas grave, faites-le ! Et les Outre-mers, les Outre-mers, on parle jamais des Outre-mers dans les médias. Vous avez l’opportunité de nous faire partager la vie, que ce soit dans les Caraïbes, dans l’Océan Indien, la Réunion, la Martinique, la Guadeloupe, vous avez un média extraordinaire et on a envie d’écouter les Outre-mers, la jeunesse d’Outre-mer, ou les gens qui sont drôles là-bas, l’isolement est encore plus total, on envie de vous écouter. Alors bougez-vous et faites votre podcast. Là il y a quelques semaines, il y a jogging Bonito c’est des runners, bon ils sont pas spécialement de province, mais même les parisiens hein je m’adresse aussi aux parisiens. Mais pour moi, c’est vraiment important, c’est quelque chose qui peut être fait si vous êtes au fin fond du trou du cul du Jura, ou au fin fond de Roscoff, mais on veut écouter du podcast breton, on veut écouter de l’Aligot, on veut écouter votre quotidien et votre actualité. Qu’est-ce que vous branlez ? Faites-le, faites-le ! Voilà c’est vraiment un encouragement, si vous hésitiez, vous en parlait entre potes, faites en sorte qu’après ce message vous vous lanciez dans le truc, ok ? Alors on fait une grande Patcholaise pour le podcasting amateur français. Alors allez-y les jeunes. * applaudissements * Et n’hésitez pas à m’envoyer un message si on peut relayer, si ça nous plait et qu’on peut relayer pour que vous ayez des gens qui vous découvrent, on le fera avec plaisir. Voilà, c’était mon petit coup de gueule. Merci Raphaël, t’es d’accord avec ce que je dis ?
RAPHAËL – Ouais je suis complément d’accord.
HENRY – Tu te rends compte comment ça serait, enfin pouvait faire des podcasts à l’époque. Mais là il y a une mode, une espèce de vecteur et tout, il faut vraiment y aller.
RAPHAËL – Avec un micro, un petit logiciel de montage à deux balles, Internet, tu peux devenir le roi du monde.
HENRY – Ben ouais, mais bien sûr c’est clair. Et puis je suis sûr que y en a qui se tâtent. Souvent, j’en parle à des Rivieros qui me disent « ha on va peut-être lancer notre podcast et tout ». Putain à chaque fois qu’ils me disent qu’ils le lancent je suis trop content.
RAPHAËL – C’est excellent.
HENRY – Allez #jelancemonpodcast. * rire * Alors par contre, attention, n’ayez pas plus de succès que moi. Sinon vous rentrez dans le cercle terrible des ennemis de Riviera Ferraille. * rires * Non, non mais #jelancemonpodcast allez-y les jeunes. Merci Raphaël, à bientôt.
RAPHAËL – À bientôt avec grand plaisir.
HENRY – Et à dans quinze jours à tous les Rivieros. Sinon sur le groupe Facebook, le groupe Facebook cette fois je me goure pas, le lien est dans les commentaires. Si vraiment vous voulez vivre avec Riviera Détente tous les jours et ben il y a toujours un petit truc, un petit goodies, une petite ressource, du fan art. Inscrivez-vous à la newsletter aussi. Riviera Détente c’est pas seulement tous les quinze jours, vous pouvez vraiment vivre, manger, dormir avec les Rivieros tous les jours avec le groupe Facebook et les newsletters. On vous embrasse, A+ !!!
RAPHAËL – Bisou, bisou.
* Générique de fin